L’un voit vert ; l’autre voit rouge

L’un voit gris ; l’autre ne voit rien

L’un pleure ; l’autre rit

L’un s’amuse ; l’autre s’ennuie

L’un appelle ; l’autre répond

L’un attend ; l’autre se précipite

L’un est du soir ; l’autre du matin

Et si à midi il pleut,

L’un sort sous la pluie ; l’autre pas sans son parapluie

Quand l’un s’en va ; l’autre revient

Et tout ça par le même chemin

Car l’un ne va pas sans l’autre

Ainsi l’un et l’autre se font face à longueur de journée

L’un d’un côté, l’autre à l’opposé

L’un qui s’approche pendant que l’autre s’éloigne

Et pourtant arrive toujours un moment

Où ils finissent par se retrouver

Parce qu’en vérité, ils ne sont jamais bien loin l’un de l’autre

Et c’est alors, qu’ils ne font plus qu’un

Ainsi soit l’un ; ainsi soit l’autre

Ainsi soient-ils